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Nouvelle rubrique, création d’un blog où chacun pourra s’exprimer, où seront relatées de petites histoires ou des récits de navigation.

Alors à vos plumes.

Allez, je commence.

Nous sommes un 6 mars mais ça aurait pu être un 10 octobre, ça ne changerait pas grand chose à cette épopée. Et pourtant cette histoire est vraie.

Bateau, bus, train, métro, avion, bus, voiture et enfin bateau.

Le paysage défile à près de 300 km/h à la fenêtre du TGV. Je pars pour la Patagonie. C’est quand même pas courant des gens qui partent pour la Patagonie!

Je ne serais pas surpris d’être le seul voyageur de ce train en partance pour la Patagonie. Drôle de sensation, il y a des moments où l’on se sent différent des autres. Je dois être un cas à part, du moins dans ce train !

J’ai envie de lancer un appel :  » Y a t-il à bord des passagers pour la Patagonie » ?

Ce serait drôle de voir 50 mains se lever, 50 gus qui partiraient pour la Patagonie! Là, j’avoue que je serais bluffé. J’en déduirais qu’il y a une expo sur la Patagonie porte de Versailles, va savoir, tout est possible…

P’tête même qui y’en a une ? Mais j’ai pas l’temps d’y aller, mais si il y a une expo sur la Bretagne en Patagonie, je jure que j’irai.

Toujours est-il qu’après 45 min de bateau depuis l’île de Groix, 10 min de bus pour aller à la gare de Lorient, 4h de train pour la capitale, 20 min de métro pour rejoindre mon hôtel puisque je passe la nuit à Paris. Au matin, 30 minutes de bus pour l’aéroport, plusieurs heures d’attente en ce lieu (ben oui, j’aime déambuler dans les aéroports, rêver sur les différentes destinations à travers le monde), encore 1h et demi d’avion pour Madrid, plus 3h d’attente avant d’entamer les 13 h de vol pour atteindre la capitale chilienne.

Attendez, ce n’est pas fini. Quatre heures d’attente sous des tentes sur le tarmac à Santiago parce que nous sommes en 2010 et que les bâtiments de l’airport avec le tremblement de terre qui vient d’avoir lieu, pfff… sont encore debout mais fissurés. Quatre d’heures d’attente pour deux heures d’avion pour rejoindre Puerto Montt. Ensuite, le bus durant 4h30 pour arriver sur l’île de Chiloé et pour finir 20 min de voiture pour mettre pied sur le bateau où m’attend Jean Claude.

Commencer le voyage en bateau pour le finir sur un bateau, parfois bizarre est la vie.
Même si 20 ans me séparent de ma première venue en ce lieu, personne pour me reconnaître… parfois bizarres sont les gens !

Eric

 

Extrait de « La Goélette » par Eric

Écoute le bateau qui te parle fiston ! L’entends-tu te raconter la mer et la houle ? Le ressens-tu heureux ou malheureux ? Si tu restes hermétique à ce qu’il manifeste, tu seras toujours un étranger à bord. Tes émotions doivent vibrer au bonheur de ton bateau et converser avec. Lorsque le vent ne fredonne plus sa douce mélopée dans les voiles, c’est qu’il n’est pas heureux, c’est qu’il n’est pas au diapason avec le chant de la mer, c’est qu’il souffre. C’est ton cœur qui doit démêler tout cela, tu es dans la réalité et non dans le rêve Cédric. Ressens au plus profond de tes tripes ce que te demande ton bateau car tu dois être capable de le lui donner. Le marin a une oreille sur chaque bruit, le marin pose un œil sur chaque poulie, chaque cordage, chaque voile, il sait leur résistance et leur faiblesse. Tu vis pour ton bateau petit et si ta sensibilité ne ressent pas tout cela, tu ne rentreras jamais en communion avec son âme et jamais il ne te donnera ce que tu en attends : une fidélité à toute épreuve et par tous les temps.

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